UNHCR / Joseph Muller

Thanks to UNHCR's support, these refugee women from Ghana are now producing soaps made out of shea butter in the village of Mamproug, located 620 kilometres north of Lome, the capital of Togo.

Summit of La Francophonie: women and young people in focus

UNHCR continues its commitment to helping refugee women rebuild their lives

DAKAR, SENEGAL, 28 November 2014 (UNHCR) – “Women and young people, vectors for peace, actors of development.” That is the theme of the 15th Summit of La Francophonie, to be held in Dakar on 29-30 November. The United Nations High Commission for Refugees (UNHCR) will be represented at the summit, and aims to draw attention to the fact that 70% of the world’s refugees are women and children.

In West Africa, where a number of successive crises such as in Mali and Nigeria have cast thousands of people into exile, refugee women continue to experience the trauma of being uprooted from their homes, yet remain determined to rebuild their lives with dignity.

Having lost everything upon fleeing, these women, often accompanied by their children, suddenly find themselves the head of their families. They are often the heads of households which, for instance, have taken in unaccompanied children or children who have become separated from their families in times of conflict. These women may also be disabled, or married to someone who is disabled, they may be divorced or widowed, survivors of sexual violence, or girls married very young. These girls and women often share a common denominator: vulnerability.

Because of the risks they face, UNHCR prioritises women when searching for lasting solutions to the precarious situations in which they live. Since 2012, UNHCR, through its implementing partners, has initiated projects aimed at autonomy-building for 2,280 Malian refugee women in refugee camps in Burkina Faso. These women, originating from various regions in northern Mali, have benefited from training in various fields: agriculture, stock-raising, business, soap-making, sewing, among others. Some women have formed associations in order to pool their collective efforts and launched income-generating activities. This initiative has allowed them to supplement their families’ needs and become self-reliant.

They are also given French literacy classes to help them expand their sales beyond the camps, especially within local communities, thereby diversifying their clientele. The beneficiaries of these programmes have also learnt to value themselves, to have more confidence in the future, and to flourish, all while comfortably taking care of their dependents.

Similarly to the UNCHR-backed initiatives for refugee women in Burkina Faso, 3,000 urban refugee women in Lomé, the capital of Togo, have also benefited from training and support in income-generating activities, particularly soap-making. These are mainly women of Ghanaian origin who have spent more than 20 years living in exile in Togo. This support, which is part of the initiative for local integration of refugees, fulfils the constantly-growing need for these women to become autonomous.

All actions carried out by the United Nations agency for refugees are contained within what are called “The UNHCR’s Five Commitments to Refugee Women.” These commitments promote the creation of integrated strategies in each country to combat gender-based violence; the participation of refugee women in the management and distribution of food and non-food items; and the provision of sanitary materials to all women and girls as standard practice in all UNHCR programmes.

Furthermore, UNHCR encourages the active participation of women in all refugee committees. Whether in urban or rural settings, in the camps or surrounding areas, the end goal is for 50% of the refugee representatives to be women. The UNHCR is also committed to ensuring the individual registration of all refugees, both men and women. These individuals must be provided with adequate documentation that guarantees security, freedom of movement, and access to essential services.

UNHCR and all of its partners in West Africa intend to give refugees in general, and women refugees in particular, confidence in the future which will allow them to sustainably rebuild their lives.

Translated by Hazel Ryan.

Le texte en français:

Sommet de la Francophonie : femmes et jeunes à l’honneur

Le HCR continue de s’impliquer pour aider les femmes réfugiées à reconstruire leur vie

DAKAR, SENEGAL, 28 Novembre 2014 (HCR) – « Femmes et jeunes, vecteurs de paix, acteurs de développement », c’est le thème du XVème sommet de la francophonie qui se tient à Dakar les 29 et 30 novembre. Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) y est présent, et veut attirer l’attention sur le fait que plus de 70 % des réfugiés dans le monde sont précisément des femmes et des enfants.

En Afrique de l’Ouest où de nombreuses crises successives, comme au Mali et au Nigéria, ont poussé sur les chemins de l’exil des centaines de milliers de personnes, les femmes réfugiées continuent de faire l’expérience traumatisante du déracinement mais demeurent déterminées à refaire leur vie dans la dignité.

Ayant tout perdu pendant leur fuite, ces femmes, très souvent accompagnées de leurs enfants, se retrouvent à la tête des familles dont elles ont soudainement la charge. Elles sont souvent des chefs de ménage qui, par exemple, accueillent des enfants non accompagnés ou des enfants qui ont pu être séparés de leurs familles lors de conflits. Elles peuvent aussi être des femmes handicapées actives, des femmes épouses d’une personne handicapée, ou encore des femmes divorcées ou veuves, des femmes survivantes de violences sexuelles, ou encore des filles mariées très jeunes. Ces femmes et jeunes filles ont souvent un dénominateur commun : la vulnérabilité.

En raison des risques auxquelles elles sont ainsi exposées, le HCR accorde une place de choix aux femmes dans la recherche de solutions durables à la situation de précarité dans laquelle elles vivent. Dans les camps de réfugiés au Burkina Faso par exemple, le HCR, à travers ses partenaires de mise en œuvre, a initié depuis 2012 jusque récemment des projets d’autonomisation en faveur de 2,280 femmes réfugiées maliennes. Ces femmes, originaires de diverses régions du nord du Mali, ont bénéficié de formation dans des domaines divers : agriculture, élevage, commerce, saponification, couture, entre autres. Certaines se sont constituées en groupements afin de mettre ensemble leurs efforts pour la création d’activités génératrices de revenus. Cette initiative leur a permis de subvenir aux besoins de leurs familles et de devenir autosuffisantes.

Des cours d’alphabétisation en français leur sont aussi donnés pour leur permettre d’étendre leur espace de vente en dehors des camps, notamment au sein des communautés locales, et de diversifier ainsi leur clientèle. Les bénéficiaires ont ainsi appris à se revaloriser, à être plus confiantes en l’avenir et à s’épanouir en assurant aisément leur prise en charge.

A l’instar des initiatives des femmes réfugiées au Burkina Faso soutenues par le HCR, 3,000 réfugiés urbains à Lomé, la capitale togolaise, composés majoritairement de femmes d’origine ghanéenne qui totalisent plus de 20 années de vie en exil au Togo, ont également bénéficié de formation et d’appui pour des activités génératrices de revenus, notamment en saponification. Cet appui qui s’inscrit dans le cadre de l’intégration locale des réfugiés, répond au besoin sans cesse croissant de l’autonomisation de ces femmes.

L’ensemble des interventions de l’agence des Nations Unies pour les réfugiés sont contenues dans ce qu’il convient d’appeler « les 5 engagements du HCR en faveur des femmes réfugiées ». Ces engagements mettent en avant entre autres, l’élaboration de stratégies intégrées dans chaque pays, afin de combattre les violences basées sur le Genre ; la participation des femmes réfugiées à la gestion et à la distribution des denrées alimentaires et autres vivres ; et l’uniformisation de tous les programmes du HCR, de l’approvisionnement en articles hygiéniques à toutes les femmes et jeunes filles.

Par ailleurs, le HCR encourage la participation active des femmes à tous les comités de réfugiés que cela soit en milieu urbain, rural, dans les camps ou les régions de retour, l’objectif ultime étant de faire en sorte que 50% des représentants des réfugiés soient des femmes. Le HCR s’engage également à favoriser l’enregistrement individuel de tous les réfugiés hommes et femmes. Ces hommes et ces femmes doivent être pourvus de la documentation adéquate garantissant à chaque individu la sécurité, la liberté de mouvement et l’accès aux services essentiels.

Le HCR et l’ensemble de ses partenaires en Afrique de l’Ouest entendent redonner aux réfugiés en général et aux femmes réfugiées en particulier, la confiance dans un avenir qui leur permettrait de se reconstruire durablement.

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