UNHCR / Simplice Kpandji

Samuka poses with his three children Marie-Madeleine, 22, Mohamed, 16, and Madou, 5. They will soon be issued Liberian passports, and they feel relieved they will be able to finally enjoy their rights and have a nationality.

Liberian government grants nationality to former Liberian refugees at risk of statelessness

“Identity document is important, identity document is life”

To prevent former Liberian refugees in West Africa from becoming stateless, the Liberian government has been conducting re-assesment missions of those at risk of statelessness in countries where they have sought asylum.

DAKAR, SENEGAL, 4 November 2016 (UNHCR) – “I am relieved today as I will be able, from now on, to move everywhere and go back to my country whenever I want with my kids”, said Samuka, a 41-year-old former refugee from Liberia, whose right to a nationality was restored on 28 October 2016. Samuka fled the civil war that devastated his country of origin in the 1990s and early 2000s. “I left Liberia in 1991 to save my life and sought refuge in Guinea. I was separated from my parents during flight. I was 16 then and did not have any identity document,” he explains. “I later left Guinea in 1993 and went to Guinea Bissau and from there to Senegal in 1994”. Once in Senegal, Samuka obtained a UNHCR scholarship and studied computer science in Dakar. However, job opportunities have been limited especially in his situation, as Samuka does not have any identity documents.

After the cessation clause* for Liberian refugees came into effect in June 2012, UNHCR supported the Liberian Government to undertake passport vetting missions to verify Liberian refugees who wished to locally integrate in their countries of current residency. The exercise took place in 2013 and 2014; 910 persons were denied Liberian passports mainly due to the fact that they could not prove their nationality. As a result, they were left into a legal limbo, thus, they became stateless.

Samuka and his 3 children Marie Madeleine, 22, Mohamed, 16, and Madou, 5, found themselves into this situation while in Senegal. He’s wife, a Liberian native could not, according to Liberian law, transmit her nationality to her kids. “I was really worried since I did not have any document except the refugee ID card issued by the Senegalese authorities which had already expired. Moreover, since the cessation clause for Liberian refugees had come into effect, my refugee ID card could not be renewed. I therefore remained with no document together with my kids”.

Thanks to advocacy activities conducted by UNHCR, the Government of Liberia, through the Liberian Refugee Repatriation and Resettlement Commission (LRRRC) agreed this year, with the support of UNHCR, to undertake mission in the 8 countries (Cote d’Ivoire, Gambia, Ghana, Guinea, Mali, Nigeria, Senegal and Sierra Leone) hosting people with similar profiles in West Africa to review their cases.

“We cannot remain insensitive to this situation,” said Dorbor Marvie, Head of the Liberian biometric passport mission from the LRRRC in the region. “These individuals do not have any document from the time when the cessation clause came into effect and they may become stateless because they cannot prove their nationality as Liberians”.

So far, missions have been completed in Gambia, Guinea, Nigeria and Senegal where 225 individuals were recognized as Liberian citizens. Missions are ongoing in the remaining countries and are expected to be completed by December this year. “We are happy with the process because it’s sad to see your citizens in the countries where they are currently residing unable to prove their identities when they are asked by the police for their documents. This is the sadness of statelessness. But now that these people have been interviewed and recognized as Liberians, they will be able to have Liberian passports to identify them as Liberian citizens, I think this is something I want us to be happy of and even the applicants are also very happy” adds Dorbor Marvie.

“Identity document is important, identity document is life, “said Samuka who is expecting to have a Liberian passport very soon once the passports are printed and sent to him in Senegal through UNHCR. He is also hoping for a better future for his children, who will be able to fully enjoy their rights to documentation.

There are one million stateless persons in West Africa. Most stateless persons have never crossed borders and find themselves stateless in the country where they may have always resided, while a few are former refugees.

*a situation where, due to a change of circumstances in their home countries, refugees no longer require international protection and cannot, therefore, refuse to avail themselves to the protection of their country of origin/nationality

Le texte en français:

Le gouvernement libérien accorde la nationalité aux anciens réfugiés libériens à risque Le d'apatridie

"Un document d'identity, c'est important, un document d'identité, c’est la vie"

Pour éviter que d’anciens réfugiés libériens en Afrique de l'Ouest deviennent des apatrides, le gouvernement libérien a mené des missions de réévaluation des personnes à risque d'apatridie dans les pays où elles ont trouvé aside.

DAKAR, SÉNÉGAL, 4 novembre 2016 (HCR) - "Je suis soulagé aujourd'hui car je pourrai désormais me déplacer partout et retourner dans mon pays quand je le veux avec mes enfants", déclare Samuka, 41 ans, ancien réfugié libérien dont le droit à une nationalité a été rétabli le 28 octobre 2016. Samuka a fui la guerre civile qui a dévasté son pays d'origine dans les années 1990 et au début des années 2000. "J'ai quitté le Libéria en 1991 pour sauver ma vie et j'ai trouvé refuge en Guinée Conakry. J'ai été séparé de mes parents pendant la fuite. J'avais alors 16 ans et je n'avais pas de document d'identity", explique-t-il. "Plus tard, j'ai quitté la Guinée Conakry en 1993 et ​​je suis allé en Guinée Bissau et de là, je suis venu au Sénégal en 1994». Une fois au Sénégal, Samuka obtient une bourse du HCR et fait des études en informatique à Dakar. Cependant, les possibilités d'emploi ont été limits pour lui, en particulier dans sa situation, car Samuka n'a pas de document d'identité.

Après l'entrée en vigueur de la clause de cessation * pour les réfugiés libériens en juin 2012, le HCR a aidé le Gouvernement libérien à entreprendre des missions de délivrance de passeports aux réfugiés libériens qui souhaitaient s'intégrer localement dans leur pays de résidence actuelle. L'exercice a eu lieu en 2013 et 2014; 910 personnes ont été privées de passeports libériens principalement parce qu'elles ne pouvaient pas prouver leur nationalité. En conséquence, elles ont été laissése dans un vide juridique, devenant ainsi des apatrides.

Samuka et ses 3 enfants Marie Madeleine, 22 ans, Mohamed, 16 ans, et Madou, 5 ans, se sont retrouvés dans cette situation au Sénégal. Sa femme, une native du Libéria ne pouvait pas, selon la loi libérienne, transmettre sa nationalité à ses enfants. "J'étais vraiment inquiet car je n'avais pas de document, sauf la carte d'identité des réfugiés délivrée par les autorités sénégalaises, qui était déjà expirée. De plus, depuis que la clause de cessation pour les réfugiés libériens est entrée en vigueur, ma carte d'identité de réfugié n'a pas pu être renouvelée. Je suis donc resté sans document avec mes enfants".

Grâce aux activités de plaidoyer menées par le HCR, le Gouvernement libérien, par l'entremise de la Commission libérienne de rapatriement et de réinstallation des réfugiés, a accepté cette année, avec le soutien du HCR, d'entreprendre une mission dans les 8 pays (Côte d'Ivoire, Gambie, Guinée, Mali, Nigeria, Sénégal et Sierra Leone) accueillant des personnes avec des profils similaires en Afrique de l'Ouest pour examiner leurs cas.

"Nous ne pouvons pas rester insensibles à cette situation", affirme Dorbor Marvie, chef de la mission de délivrance du passeport biométrique libérien dans la région. "À partir du moment où la clause de cessation est entrée en vigueur, ces personnes se sont retrouvées sans document et elles couraient le risque de devenir apatrides parce qu'elles ne peuvent prouver leur nationalité libérienne".

Jusqu'à ce jour, des missions ont été menées en Gambie, en Guinée, au Nigeria et au Sénégal, où 225 individus ont été reconnus comme citoyens libériens. Des missions sont en cours dans les autres pays et devraient être achevées en décembre de cette année. "Nous sommes satisfaits du processus parce qu'il est triste de voir nos citoyens dans les pays où ils résident actuellement ne pas être en mesure de prouver leur identité lorsqu'ils sont interrogés par la police. C'est la tristesse de l'apatridie. Mais maintenant que ces gens ont été interviewés et reconnus comme des Libériens, ils seront en mesure d'avoir des passeports pour les identifier comme des citoyens libériens ; je pense que  nous devrons nous en réjouir et les requérants eux-mêmes ont également très heureux" ajoute Dorbor Marvie.

"Un document d'identity, c est important, un document d'identité, c’est la vie", affirme Samuka qui s'attend à recevoir un document d'identité libérien très bientôt une fois les passeports imprimés et envoyés au Sénégal par l'intermédiaire du HCR. Il espère également un meilleur avenir pour ses enfants, qui pourront jouir pleinement de leurs droits.

Il y a un million d'apatrides en Afrique de l'Ouest. La plupart des apatrides n'ont jamais franchi de frontières et se retrouvent apatrides dans le pays où ils peuvent toujours avoir résidé; quelques-uns sont d'anciens réfugiés.

* Une situation où, en raison du changement dans leur pays d'origine, les réfugiés n'ont plus besoin d'une protection internationale et ne peuvent donc refuser de se prévaloir de la protection de leur pays d'origine ou de nationalité.

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